Tehina a écrit:
Xehanort a écrit:
CDC: Avatar ... OMG. J'y retourne mardi soir.
Mon chéri est allé le voir... il m'a dit que c'était ENORME, il avait même les larmes aux yeux parfois...(c'est une lopette ou bien ?)
Le traiter de lopette ferait que je me traite de lopette ... j'ai eu les larmes aux yeux quatre-cinq fois et verser une larme. J'ai même vibré ...
Si tu veux en savoir plus sur le film je te cite le post d'un webmaster de la volonte du d, site sur One piece que je trouve vraiment complet et sans spoiler:
Citation:
Pandora existe. Je l’ai vu.
Chef d’Œuvre Classique et Populaire ?
Fondamentalement je ne sais pas si « Avatar » est un chef d’œuvre, mais une chose est sûre, il y a une volonté fédératrice, voire populaire qui habite l’œuvre dans son ensemble. Une aventure que chacun peut apprécier à sa manière, de la pure introspection au grand spectacle.
Un des aspects remarquables de film, c’est sans doute le fait qu’il est tellement évident qu’on en oublierait facilement le phénoménal travail sur l’univers, la réalisation impeccable et claire, ainsi que la magistrale prestation des acteurs.
En effet l’histoire et les personnages sont simples et directs, le spectateur sait ce qu’on va lui raconter. Là-dessus, le film ne fait pas grand mystère car ce n’est pas ce que recherche James Cameron à travers « Avatar ». La force du film ne repose pas sur son histoire en elle-même, classique et efficace, mais sur la façon dont elle est racontée, sur sa linguistique.
La Voie de l’Emerveillement
Pour raconter son histoire, James Cameron n’a pas choisi la parole, le rationnel et le logos, mais les sens et l’immersion. Ici toute parole ou discours est inutile car c’est uniquement en vivant « Pandora » qu’on peut espérer la comprendre.
La Parole et le rationnel sont du côté des Humains, enfermés dans un monde abstrait et froid. De ce fait les Humains ne comprennent que les êtres « Parlant » le même Langage qu’eux, et ce qui est au-delà de la « Parole » leur est incompréhensible et illogique.
Les Na’vi eux, disposent de la Parole, mais elle ne représente qu’une infime parcelle de leur mode de communication. Le Langage des Na’vi est un langage absolu car ils sont en contact et en échange permanent avec leur univers, Pandora. Et c’est uniquement à travers Pandora qu’est accessible leur sagesse et leur savoir. Ainsi « Avatar » ne se rationnalise pas, mais se ressent. Tout le film est bâti sur ce concept d’un émerveillement perpétuel comme clé de la sagesse : le Héros et le Spectateur doivent s’immerger et s’abandonner à « Pandora » pour accéder à sa substance.
C’est la Voie de l’Emerveillement car tout ne peux pas être expliqué et compilé dans une forme aussi limitée que la Parole.
Héritage et Tradition
« Avatar » s’inscrit clairement dans la grande tradition des films d’aventures sur le thème de l’Eveil et de la (re)découverte de soi-même à travers une culture autre.
Sur la forme, le film de James Cameron rappelle les films de David Lean et en particulier son chef d’œuvre, « Lawrence d'Arabie » : même obsession du format (70mm, base de l'IMAX), même durée de la version initiale (2h40) et même thème d’un héros faisant le lien entre un monde militaire et froid, et un monde tribal et sensoriel.
Sur le fond, « Avatar » est un conte animiste qui évoque le « Princesse Mononoke » d’Hayao Miyazaki. Comparaison naturelle car outre le fait que James Cameron est un grand fan d’animation japonaise, les Na’vi n’ont de cesse de nous rappeler que la Nature est Tout et que Tout est dans la Nature. Le tout appuyé par de nombreux éléments purement animistes parcourant tout le film, cela en est même troublant vu l’aspect « Blockbuster » du film !
A noter la tentative d’explication du Dr. Grace Augustine (Sigourney Weaver) du fonctionnement de Pandora et de la société des Na’vi, fort amusante ^_^
Aspects Cinématographiques Techniques
James Cameron a toujours été à la pointe des effets spéciaux (« The Abyss » avec la première animation virtuelle de liquide ou « Terminator 2 » avec le T-1000 et ses morphings virtuels révolutionnaires).
On parle beaucoup de révolutions sur « Avatar » et de l’idée qu’il y aurait un avant et un après « Avatar ». C’est typiquement le genre de question à laquelle il est difficile de répondre au moment présent, le temps étant le seul juge valable à ce genre de questionnement. Néanmoins évolutions techniques il y a, donc je vais tenter de l’expliquer le plus simplement possible.
Il y a en fait deux aspects évolutions majeures dans « Avatar » :
Cinéma virtuel : il s’agit de capturer informatiquement la prestation d’un acteur pour ensuite le restituer virtuellement. C’est le principe qui a permis par exemple de donner vie au personnage de Gollum dans « Le Seigneur des Anneaux ». L’acteur joue son personnage sans que le réalisateur ait à se soucier des costumes/maquillages, des décors, de la lumière ou encore du cadrage des plans. Ce mode opératoire offre une liberté assez remarquable car ainsi les différentes étapes de réalisation sont traitées séparément. Les réalisateurs et les acteurs adorent. L'un des pionners du cinéma virtuel est Robert Zemeckis qui tourne tous ses films ainsi. En tant que pionner cela implique aussi que ses films ont un côté un peu expérimental qui n’est pas toujours compris.
Sur « Avatar » James Cameron a utilisé de nouveaux dispositifs de Cinéma virtuel et en particulier une caméra pour voir « en temps réel » les acteurs maquillés « virtuellement ». En effet il s’agit réellement ici d’un maquillage virtuel car c’est l’acteur qui joue réellement le personnage. Dans « Avatar » tous les Na’vi sont des acteurs réels et il n’y a pas de personnages animés par des animateurs. Même les « chevaux » sont à la base de véritables chevaux maquillé virtuellement pour un rendu sans limite physique (à l’image du corps des Na’vi). Par contre certaines créatures sont évidemment animées par des animateurs ^_^
L’autre aspect, plus simple et qui sera plus court, est celui de la 3D Relief. James Cameron avec son équipe ont mis au point un nouveau dispositif pour obtenir une 3D Relief maximale et moins fatiguant pour le cerveau.
Mais tout ceci s’inscrit dans une avancée globale car comme l’expliquait James Cameron dans une interview, « Avatar » est pour l’heure le film le plus au top sur ces techniques, bénéficiant du travail entre autre de Robert Zemeckis mais il n’a aucun doute que le « Tintin » de Peter Jackson et Stephen Spielberg ira encore plus loin car bénéficiant de son propre travail. Les réalisateurs ne travaillent pas dans leur coin tout seul.
Pandora : un monde à explorer
Au final c’est cela « Avatar ». Toutes ces techniques évoquées, tous ces parti-pris scénaristiques ou de mis en scène, n’ont qu’un seul but : immerger le Spectateur dans « Pandora », un catalyseur cinématographique sans limite pour l’imagination et les sens. « Pandora », un monde avec son environnement, ses créatures et ses individus qui la peuplent.
Je terminerai ainsi sur un mot pour les acteurs du film sans qui ce monde ne pourrait être complet.
Jake Sully et Zoe Saldana qui jouent notre couple vedette sont excellents, distillant leurs émotions à travers leur maquillage sans problème. Sigourney Weaver apporte sa classe et sa sagesse naturelle, et c’est un bonheur à chaque scène (pas objectif car j’étais très amoureux plus jeune ^_^). Stephen Lang habite littéralement son rôle (le combat final, un pur moment d’action et de pose guerrière !). Michelle Rodriguez est bien trop rare à mon goût car à l'aise et charismatique (version longue !!!!). Quant au reste du casting, des Humains aux Na’vi, ils sont impeccables. Casting excellent et qui ne fait pas la part aux grosses stars du moment !
Mais aussi ce post auquel je suis d'accord à 100%:
Citation:
Je passe rapidement parce qu’en ce moment j’ai la flemme d’écrire de longues tirades solennelles. Mais je me suis dit, quand même, faut que je dise au moins quelques mots sur AVATAR, parce qu’à mes yeux, on tient là un des films les plus importants de la décennie passée ! Pourquoi ? Tout simplement parce que ce film, sous la houlette d’un James Cameron flamboyant, réussit le pari incroyable et fou de faire la synthèse des dix dernières années de cinéma ! C’est très fort donc.
Le cinéma était (et est encore) dans une phase d’atermoiements entre classique et numérique. D’une certaine manière, on n’est pas loin d’un cinéma mutant, flottant quelque part entre le cinéma real et le cinéma virtuel. Avec AVATAR, James Cameron livre par conséquent une métaphore du cinéma actuel, ni plus ni moins ! Situé entre real et virtuel, AVATAR s’ouvre sur un regard humain (voir la séquence d’ouverture avec le soldat paraplégique) pour s’achever sur le regard de son pendant virtuel – mais devenu bien réel. Tout un symbole : la transformation serait-elle sur le point de s’achever ?
D’ailleurs, c’est une autre curiosité que celle évoquée plus tôt par ange bleu concernant l’aspect purement technique et technologique du film. En soi, la démarche de Cameron confirme un peu plus la porte ouverte que le réalisateur propose au cinéma avec son AVATAR : les acteurs sont réels mais le résultat est virtuel. C’est de cette fusion, de cette cohérence issue d’un mélange atomique qu’AVATAR, propulsé point de rencontre entre deux idées du cinéma (real par opposition à virtuel), puise sa troublante puissance.
C’est d’autant plus vrai qu’entre les mains de James Cameron, les scénarios les plus visités ont tendance à devenir axiomatiques. Comme avec une poignée d’autres cinéastes, avec James Cameron se dégage naturellement et toujours une certaine évidence. Et pourtant, paradoxe, sa mise en scène n’est pas non plus des plus recherchées. Mais il est vrai que l’utilisation, appropriée, de la 3D compense largement cette limite qui n’en est pas une : c’est quasiment une invitation à interpréter AVATAR sous différentes échelles. La 3D tire ici toute sa quintessence non pas en créant une sorte de réalité parallèle mais en magnifiant une virtualité, la poussant à emprunter les traits du réel. Encore cette histoire de fusion – et détail amusant –, qui est justement le nom de la caméra développée depuis dix ans par Cameron. Décidément.
Alors AVATAR, pont vers le cinéma du futur ? En tout cas, la question n’est pas illégitime.
Demain soir, séance à 20h45, j'y retourne pour retourner sur Pandora !!
ps: content de l'avoir vu en imax en tout cas merci disney !!